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Comores:à la recherche des trésors éngloutis

Des trésors inestimables ont été découverts dans certaines épaves

Des trésors inestimables ont été découverts dans certaines épaves

Les trésors que pourraient receler les épaves des navires échoués dans
les eaux comoriennes aux siècles derniers sont actuellement convoités
par la société indienne Indian Ocean Exploration.
Elle a signé une convention avec l’Etat comorien pour prospecter ses fonds marins,
indique l’express de Maurice.

La société indienne aurait déjà identifié près d’une dizaine de
navires naufragés dans sa zone d’intérêt.

Elle  affirme qu’elle compte  « trouver d’importants matériaux pour
l’histoire et entend partager “à égalité” avec le gouvernement des
Comores le résultat de ses recherches ».

Dans une note d’information, l’IOE a estimé qu’un navire sur cinq
perdu sur la route des Indes se trouve sous les eaux de l’archipel des
Comores.

De l’or, de l’argent et de la porcelaine

Elle ne parle nullement des trésors en or et en argent ou en
porcelaine de l’époque Ming que ces épaves pourraient receler.

Porcelaine Ming du Banda

Porcelaine du Banda

Il n’y a aucune indication sur les méthodes utilisées par la société
pour identifier la dizaine d’épaves qu’elle aurait repérées dans les
fonds marins des Comores.

Les eaux comoriennes ont été maintes fois passées au peigne fin, à
plus de 100 mètres de profondeur,  par des submersibles depuis la
découverte dans les parages des Coelacantes, ces poissons “qui trottent comme un cheval” et qu’on
pensait disparus avec les dinosaures.
L’Indian Ocean Exploration, qu’on dit basée à Maurice, n’a jusqu’ici
montré aucun intérêt à explorer les fonds marins de ce pays où
reposent plus d’une centaine d’épaves, dont certains pourraient
receler des trésors.
De tels « trésors »ont été ramenés à la surface aux larges de Maurice
en 1979 quand l’épave du voilier “Banda” de Pieter Both fut découverte
et explorée. Une partie des porcelaines chinoises trouvées dans
l’épave, qui avait sombré en 1615, sont en exposition au musée
national d’histoire de Mahébourg
. L’autre partie, d’une valeur «
inestimable » est devenue propriété de l’explorateur de l’épave.

Aucun trésor, hormis certains objets à valeur historique et
archéologique,  ne fut cependant trouvé dans les épaves des vaisseaux
« Speaker » ou « Saint Géran ».
Ce dernier, dont la cloche est en exposition au musée de Mahébourg,
s’abîma en 1744 au large de l’île d’Ambre.
Il a été immortalisé par le
roman «  Paul et Virginie »  de Bernardin de Saint-Pierre et a donné
son nom à un des plus prestigieux hôtel de la côte nord-est.
La plus importante découverte de trésor d’or et d’argent dans une
épave a été faite l’année dernière par la société Odyssey Marine
Exploration au fond de l’Atlantique. Plus de 500 000 pièces d’argent,
des centaines de pièces d’or et de l’or travaillé ont été retrouvés
dans une épave de la période “coloniale”, remontant au moins au XVIIIe
siècle, sur un site non précisé.

En  2003, Odyssey Marine Exploration avait déjà remonté plus de 50.000
pièces d’or et autres objets de l’épave du “SS Republic” au large de
Savannah, en Géorgie, dans le sud des Etats-Unis.
Ces découvertes qui ont permis à plusieurs Américains de faire fortune ont été possibles grâce aux robots spécialisés dans la
recherche sous marine.

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